Lettres de la Marquise de M*** au Comte de R***

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Les Lettres de la Marquise de M *** au Comte de R *** est la première grande œuvre d'un écrivain de vingt-cinq ans. Il s'agit d'un roman par lettres qui ne donne à lire de cette correspondance amoureuse que les lettres de la femme.
Mariée contre son goût, la marquise cultive les figures successives et contradictoires d'une passion dont elle fait la substance de son existence entière.
Des formes les plus gracieuses de la comédie de sentiment jusqu'à la tonalité tragique, toute la gamme des modalités de l'amour se propose à une épistolière fort habile à mettre en spectacle la vie du cœur. Rien n'échappe à l'héroïne des dangers vers lesquels elle court. Mais le savoir dont elle dispose est à la mesure de son impuissance : la raison n'est d'aucune efficacité contre la passion.
Le roman de Crébillon va du réjouissant au terrible. Il procure ces pages rares où l'émotion coexiste avec la perception de l'artifice qui devrait l'abolir.
La qualité de l'œuvre, la maîtrise du romancier, le style, font des Lettres de la Marquise l'un des plus beaux romans des Lumières.


Voici une de mes lectures pour la fac que je vous propose aujourd'hui qui est Lettres de la Marquise de M*** au Comte de R*** de Crébillon Fils.
Pour être franche, l'histoire ne m'a pas vraiment intéressée et j'ai trouvé le livre très très long...
Concernant le personnage de la Marquise, la principale intéressée puisque nous avons avons uniquement ses lettres (et non celles du Comte) et que nous observons ce qui se passe par son écriture, je ne l'ai pas du tout apprécié. Son comportement contradictoire face au sentiment amoureux m’insupporte au plus haut point. En réalité, je plaignais plus le personnage du Comte.
Après cela, le livre reste tout de même intéressant d'un point de vue historique et littéraire car nous en apprenons plus sur les libertins qui sont des êtres totalement opposés à la valeur de la vertu que prônait le reste de la société à l'époque du XVIIIème siècle. Ce qui est doublement intéressant c'est que l'on observe que les hommes libertins n'ont pas à cacher leur comportement, alors que, inversement, les femmes le doivent et garder par conséquent, leur réputation au risque d'être répudiée par la société et que leur univers s'écroule.
On retrouve dans ce livre un écho non pas exclusivement au Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos comme on pourrait le penser, mais plutôt aux Lettres Portugaises de Guillerague où nous avons seulement les lettres d'une femme à son amant.
 

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